Pascale Viné

A propos

Le « passage du Styx » de Joachim Patinir, peintre flamand du XVème siècle, un des premiers paysagistes, m’a servi de fil conducteur dans la construction de ma démarche artistique.

Mon inspiration picturale s’inscrit dans une représentation contemporaine du paysage. A travers l’eau, le ciel, les falaises, les montagnes, les châteaux et les villes, elle est guidée par l’idée intemporelle du cheminement de l’Homme dans l’immensité du monde.

Pour me dégager de la représentation du sujet, et aller vers la traduction de la lumière et de la matière, j’ai choisi de travailler sur le principe des séries.

La découverte de la démarche du peintre italien, Giorgio Morandi, qui a consacré une grande partie de son œuvre à quelques objets présents dans son atelier, a été déterminante dans ce choix. Plus je travaille sur un sujet, plus j’avance vers sa disparition. Il peut être amené à disparaître totalement, mais il aura toujours préalablement existé dans la réalité ou dans mon imaginaire. L’abstraction devient alors narrative, chacun peut suivre sa propre histoire.

Cette démarche picturale repose également sur un choix technique, à la base duquel on retrouve la Tempera à l’œuf. Cette technique a été employée au XVème siècle par les primitifs italiens, les peintres d’icônes et de façon plus contemporaine, par des artistes comme Viera da Silva ou Rothko.

Je conçois la préparation de mes couleurs comme des recettes de cuisine. Partant des pigments, j’ajoute différents éléments en fonction des résultats que je souhaite obtenir.

La pratique de la peinture est une quête sans fin que je poursuis avec bonheur …